Erdogan instrumentalise la question kurde pour verrouiller la présidentielle de 2028 , et manœuvre pour diviser ses opposants.
En octobre 2024, le MHP (Parti d’action nationaliste) de la coalition d’Erdogan a amorcé des discussions, floues, avec les députés du parti pro-kurde DEM (Parti de l’égalité et de la démocratie des peuples), qui s’étaient alliés avec le CHP, parti du maire d’Istanbul, lors des élections municipales de mars 2024.
En février 2025, à l’issue de pourparlers avec les autorités d’Ankara, Abdullah Öcalan, le leader du PKK, appelle son mouvement à déposer les armes.
Le parti DEM est écartelé entre le maire d’Istanbul, dont il a dénoncé l’arrestation, et le parti présidentiel, dont il peut avoir besoin pour avancer sur la question kurde.
sources : JP D.
photo : D.R.